FELICITÀ
GOODBYE
HORSES

Journal

FELICITÀ GOODBYE HORSES
© Felicità Goodbye Horses Beaux-Arts de Paris 2021, typographies

Q. Lazzarus, Goodbye Horses, 1987

26/10/2020
Bonjour,
J’espère que vous allez bien.
J’ai l’honneur et le plaisir d’être commissaire de l’exposition des Félicités 2019 des Beaux-Arts de Paris et des Félicités 2019 et 2020 des Beaux-Arts de Bourges.
Enfin, je prends contact avec vous, pour commencer à travailler sur ce projet. Serait-ce possible de vous appeler cette semaine pour échanger ? Pour certains, ce sera l’occasion de prendre des nouvelles, pour d’autres de découvrir votre travail. J’ai vraiment hâte de pouvoir échanger avec chacun d’entre vous, pour pouvoir imaginer la suite ensemble.
Si vous pouviez me répondre vos disponibilités pour un rdv les 28, 29 ou 30 octobre par exemple. Je propose Skype mais cela peut être FaceTime aussi ou autre.
Bien à vous,
Mélanie Bouteloup

26/10/2020
Bonjour,
Je suis content que les échanges autour de ce projet commencent !
Je n’ai à priori aucun impératif sur les trois dates suggérées, dis-moi s’il y a un créneau précis qui t’arrangerait et je ferai en sorte de le réserver.
Bien à toi
Etienne Meignant

27/10/2020
Bonjour Mélanie !
Cela me fait très plaisir de pouvoir enfin échanger avec vous, ça fait très longtemps entre les diplômes de 2019 et maintenant.
J’espère que le confinement s’est bien passé pour vous, toute la situation en ce moment est assez absurde. Je suis très contente de pouvoir commencer à travailler sur ce projet.
Etes-vous libre jeudi après-midi ?
Bonne soirée, Caisa Sandgren

30/10/2020
Bonjour Mélanie,
Suite à l’échange d’hier, je t’envoie quelques musiques que j’écoute.

Ces musiques me donnent des images dans la tête, mais pas la même que mes peintures. Mais peut-être ces images, ces sons donnent une influence plus ou moins sur ma pensée.

Bien à toi,
YANG Yi 

The Seven Mile Journey, Through The Alter Ego Justifications (in The Journey studies), 2006

30/10/2020
Bonjour Mélanie,
Merci pour ce bon temps de partage ensemble, je te joins donc quelques éléments et quelques références qui ont peuplé mes dernières années et participé aux naissances des gestes dont on a parlé.

En musique !

Quelques artistes :

Tigran Hamasyan, Luys i luso (album) et en particulier la piste 3, Ov Zarmanali (var.1). La fin parle d'un ciel brumeux... De Tigran Hamasyan (pianiste/compositeur, virtuose etc.), son dernier album est très bon aussi, beaucoup plus métal. Et un autre morceau : Fides Tua pour mieux entendre son jeu.

Kae Tempest, The Book of traps and Lessons (album). Du spoken words made in London !

Iron & Wine, Our Endless Numbered Days (album). De la folk barbue.

Mansfield TYA, June / Fuck (albums). Du français un peu sombre poèmes.

Et quelques autres chansonnettes.
Je te joins aussi une version lue de Premier Amour (Beckett), par Michael Lonsdale et deux nouvelles de O Wilde racontées pour les enfants...
À Bientôt
Germain


À BIENTÔT

Il écrit et il ne mène à rien
une rue est vide pour qu'il la traverse
il la traverse elle reste vide
il se dit qu'à bientôt se lever demain
demain soir il marchera dans la rue et vide
il la traversera Il danse
la rue est abrutie et danse en vie
le meilleur
l'endroit le plus convoité
est le meilleur Il écrit et il danse
à cet endroit
levé dansant levé bientôt
tardivement levée
espérance d'une rencontre Il la traverse
Impressions de vide et/ou de vertige Il les traverse
elles restent vides Elles se disent que c'est bientôt
elles retrouveront celui qui les a traversé
manteau brun/noir faux cuir Elles écrivent
il ne mène à rien Une rue
se vide Qu'il la traverse Une rue abrupte
danse leurs vies Elles les traversent
elles écrivent à bientôt Il
les traverse.

Germain Bruyas, À bientôt, 2020

Oscar Wilde, Le géant égoïste, 1988 (dit par Michel Elias)

Gwendal Coulon, Confinement – jour 1, 2020

Gwendal Coulon, diabolo_666, 2021

Gwendal Coulon, En peinture l'apprêt vient toujours avant, 2020
vidéo 5'30"

14/11/2020
Ok Mélanie je comprends ! Étant donné l’emplacement de l’exposition et le fait que ça a été repoussé sans cesse je ne sais pas trop à quel degré j’ai envie de m’investir, je me sens très loin d’un espace « de crise » en milieu scolaire dans un endroit où j’ai déjà posé exactement ce que je souhaitais poser! (Hors crise)
  Tu en penses quoi?

Pierre D.

Anaïs Tohé-Commaret, Disparaître, 2021

Charlotte Chicot, Je. (still), 2018
vidéo, 4min38

19/11/2020
Bonjour Mélanie, 
C'est audacieux et excitant !
Je suis ravi de faire partie de l'aventure. 

Je serai en montage avec une monteuse mardi matin mais peut être que je vous rejoindrai au début à 10h. 
Ou si ce n'est pas possible, peut-être qu'il y aura un compte rendu? 

À bientôt! 
Cham

Flamenco des années 60 - Sacromonte (Grenade, Espagne)

Pièces jointes du mail de Cham Lavant du 19/11/20

Thomas Thuaux, Kim, 2020

Emile Copello, Sony, 2020

Extrait de l'épisode 12 de la saison 2 de Sense8, Lana et Lilly Wachowski, 2018

Nina M.W. Queissner, Bumble Bee Scratching Nektar Out Of The Flower, 2021

Mathis Perron, Quand viennent les jours de fête, vue du spectacle de fin d'étude, DNSAP Beaux Arts de Paris, 2019

Huo Yunong, L’amour, 2019

Tifaine Coignoux, TTTTT (Maria), 2019 
Video 5’ 31

La vidéo, TTTTT (Maria), est construite afin d’induire un état de réminiscence autour d’un être autrefois humain. La phrase répétée et entrecoupée se révèle au cours de l’audition rappelant la difficulté du langage et son expression comme Gregor Samsa peut le ressentir à la fin du livre La métamorphose de Franz Kafka.

Solène Charton, Internet freedom flag, 2020

Une proposition d'Etienne Meignant : Le Capital, Marx (première section chapitre 3)

Phill Niblock : The Movement of People Working, 1973-1991

Benoît Ponty, Bumper Stickers, 2020

Anaïs Tohé-Commaret, Sur la dalle, 2019
Fait en collaboration avec Nicolas Jardin

Amanda Baggs, In My Language, 2010

Lole y Manuel, Todo es de color (El origen de la leyenda), 1975

Lucile Lacape (recherches en cours)

Hatice Pinarbasi, If I jump, if I fly, if I die, 2020
collant, cintre, lampe led, fil de couture et peinture

Matthieu Hemmer, Monoculture : langages, 2021

Yi Yang, La collection de lumières, 2021
Papier fait à la main

Le barbecue

Carnet de notes de Cham Lavant (réalisé avec Stéphane Gilles-Pick)

Livre trouvé par Cham Lavant

Cham Lavant, premiers modelages

Promenade dans la forêt avec Marilou Thiébault

L’arbre géant et les lianes

Stéphane Gilles-Pick dans la forêt de Epaux-Bézu

Promenade dans le champ avec Marilou Thiébault

Le champ et la tour

Hatice Pinarbasi

La glace qui craque

Atelier pâtes avec Sylvain Damelincourt

La fontaine du village

Les chiens du village

Échanges avec franck leibovici

Sms envoyé et reçu par Ramuntcho Matta (transféré à Stéphane Gilles-Pick)

Le Colombophile

Goodbye Stéphane et Etienne

Psyche, Goodbye Horses (Immortality Mix), 2012

Son proposé par Etienne Meignant

Rencontre avec Marion Zilio à propos du Livre des larves (https://lundi.am/)

Observation de Solène Charton

Barbara Stiegler, Comment s’engager en pandémie, entretien à France Culture, 5 jan 2021

Enregistrement de Goodbye Horses réalisé à Lizières par les résidents à la fin du séjour

J'ai rêvé que nous étions ce groupe d'artistes réunis pour Goodbye Horses. Chacun de nous devait réaliser une "œuvre d'art vivante" (c'était notre consigne). J'avais trouvé une caméra qui était très vieille dans un placard. Je me souviens qu'elle était très poussiéreuse et de l'avoir essuyé, la poussière, sur ma veste. Il y avait une odeur de choses vieilles. Et l'instant suivant cette trouvaille, je filmais de l'intérieur d'une voiture immense l'extérieur ensoleillé. J'étais tout au-devant de la voiture. Il y avait tellement de soleil et de chaleur dehors que le pare-brise, sous lequel je me trouvais allongé, devenait lui-même liquide comme de l'or fondu. En filmant j'improvisais l'écriture d'un texte a voix haute et je me fondais dans la dorure liquide de la vitre.

Germain Bruyas, Rêves (extrait), 2021

Justine Gagner, Les nouveaux animaux de compagnie « La promenade de passoire en manteau de fourrure », 2020
Photographie smartphone en poche lors de la promenade. 

À quel point utilisons nous les animaux comme des objets usuels, décoratifs ou ludiques ? À quel point aimons nous démesurément , sommes nous attaché et choyons nous nos objets, notre entourage matériel plus que certains êtres vivants ?

At home he feels like a tourist
At home he feels like a tourist
He fills his head with culture
He gives himself an ulcer
He fills his head with culture
He gives himself an ulcer

Down on the disco floor
They make their profit
From the things they sell
To help you cob off
And the rubbers you hide
In your top left pocket

At home she's looking for interest
At home she's looking for interest
She said she was ambitious
So she accepts the process
She said she was ambitious
So she accepts the process

Down on the disco floor
They make their profit
From the things they sell
To help you cob off
And the rubbers you hide
In your top left pocket

Two steps forward
(six steps back, six steps back, six steps back, six steps back)
Small step for him
(big jump for me, big jump for me, big jump for me, big jump for me)
Two steps forward
(six steps back, six steps back, six steps back, six steps back)
Small step for him
(big jump for me, big jump for me, big jump for me, big jump for me)

At home she feels like a tourist
At home she feels like a tourist
She fills her head with culture
She gives herself an ulcer
Why make yourself so anxious
You give yourself an ulcer

Leo Chalié, n°100, 2019
Peuplier, gomme, silicone, mine, cire, 75 x 100 cm

Caisa Sandgren, croquis de carnet, 2021

La paille du corps
les bras s’entourent
le jambe s’est cassé
le petit ventre grand
le nombril est tenu.
être debout dans la terre
la mer n’est pas encore apparue;
l’os qui sait appeler au secours
à forêt.

peut-être je me suis trompée, la question
         que je voulais écharper
             est toujours là,
   l ‘orage envahit peu à peu la plage,
      je deviens la mer, abandonnes
            tout de la terre.

Sihui Liu, 2021

Sihui Liu, L’Obscurité visible, 2019
HD Vidéo, 4’11"

Sacha Rey, Esquina, Corrientes, Argentine, 2021

Sacha Rey, La dama de la noche, 2021

Matthieu Hemmer, Déchargé/partage, 2021

Thomas Thuaux, peinture en cours, 2021

Germain Bruyas

Hatice Pinarbasi, compte instagram

Charlotte Chicot

Maeline Li, How do you perceive the relationship between you and your country?
Leds et texte

Vincent Volkart

Mathis Perron, dessin protocolaire du tournesol tracé à l'aveugle n°1, 2020 stylo, papier, traitement electronumérique

Mathis Perron, carte postale, 2020

J’occupe le paysage.

Promis, ça n’écrase pas les fleurs.
C’est imaginaire même si c’est immense,
au pire du pire ça sabote la grande idée…
Mais la monoculture est aussi dans ma tête.

Fallait pas raser les haies, dégager la vue.
Je me suis planté là sur le chemin étroit:
Aucune façade aucune portes aucune poignées:
Rien à cacher à part les vrais mystères.

Je vois que vous plantez mais qu’y a t-il derrière ?
J’ai d’immenses projections qui entrent dans une enveloppe.
Rien n’est écrit derrière la carte postale.
Par horreur du vide mon esprit s’y plaît bien.

S’y reconnaître c’est fort.
Je m’y déploie pleinement.

Promis, ça n’écrase pas les fleurs.

Mathis Perron, 2020

Elise Voët

Caisa Sandgren

Etienne Meignant

Justine Gagner, environnement de travail

Maeline Li, scrolling sur la mise en page de mon site web

Emile Collignon, Mon vase, 2021

Workshop avec franck leibovici à Poush, avril 2021

Maeline Li, Recherche sur le plan des autoroutes de Shanghai sur photo prise en haut d'une tour

Le saut dans la lumière à Poush

Elise Voët

Maeline Li

Gwendal Coulon

Benoît Ponty, GUN’s RIGHTS ARE WOMEN’s RIGHTS, 2021

Carnet de Lucile Lacape

Emile Copello, Workflow, 2020

Nina M.W. Queissner, Encounter in resonance : about the becoming with sonic relations, 2021

Bureau repéré par Emmanuelle Lainé dans Poush, 10 mai 21

Sol de l’ancienne cuisine de La Grande Loge Féminine de France à Poush

Workshop avec Neil Beloufa, 11 mai 21

Yi Yang